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27 mai 2017
Saint Augustin de Canterbury
(mort vers 604)

 

 

 

Marie-Angèle Astorch

Marie-Angèle Astorch est née à Barcelone en 1592. Elle fut baptisée sous le nom de Geronime, Agnès, Eulalie. Elle était la quatrième enfant. Son père, Christian Astorch était juge principal à Barcelone ; sa mère Catherine Cittela meurt peu après la naissance de sa fille. À peine âgée de 5 ans, elle perd aussi son père, et sera élevée par une nourrice. On raconte qu'à l'âge de 7 ans, elle aurait été empoisonnée par de la nourriture avariée, et laissée comme morte, elle aurait été ramenée à la vie par les prières de sa soeur Isabelle, moniale capucine. Geronime fut ensuite confiée au monastère des Clarisses Capucines de Barcelone, où vivait sa soeur aînée Isabelle . Elle dût attendre 1608 et la permission de l'évêque de Saragosse pour y faire son noviciat. Elle y reçut le nom de soeur Marie-Angèle. En 1612, elle devint maîtresse des novices d'un monastère fondé à Saragosse et rédigea un petit traité de vie spirituelle à l'usage des novices. Elle semblait favorisée de science infuse, pour la compréhension de l'Office divin, lisant les psaumes en latin et les commentant avec un grand sens spirituel. Élue abbesse de monastère en 1627, elle manifesta une profonde compréhension et un grand respect des personnes. Elle modifia les constitutions de la congrégation espagnole des clarisses capucines, pour y intégrer des articles favorisant la participation des soeurs converses à la vie communautaire et liturgique ; et obtint l'approbation du Saint Siège. Très fervente durant les offices religieux, il lui arrivait d'y être favorisée d'extases, comme en 1642, où, durant la célébration pascale de l'Exultet, elle eut une vision béatifiante de la beauté de l'Église du Christ. En 1645, elle fonda le monastère de Murcie, propageant la pratique des vertus de l'enfance de Jésus et la dévotion du Sacré-Cœur. Durant la grande épidémie de peste qui ravagea Saragosse, en 1648, et y fit plus de 20.000 morts, elle obtint, par la prière, que sa communauté fut totalement épargnée. Favorisée de grandes grâces, elle passa les quatre dernières années de sa vie dans une extase quasi permanente, mais subissant aussi des épreuves et des périodes de doutes et de nuits de l'âme. À partir de 1661, elle fut affligée d'une dégénérescence cérébrale, régressant à une mentalité d'enfance sénile, mais sans perdre pour autant son union à Dieu. Elle recouvrit cependant toute sa lucidité, peu avant sa mort qui survint le 2 décembre 1665.
Elle fut béatifiée le 2 décembre 1982 par le pape Jean-Paul II.

 

© Monastère des clarisses capucines de Sigolsheim