Le monasTère dans les vignes
     

  Actu
  François & Claire
  et les autres
  Clarisses Capucines
  Prière
  Travail
  Vie Fraternelle
  Histoire

 

24 novembre 2017
Sainte Flora
(IXème siècle)

 

 

 

les Clarisses Capucines en France


Le  Monastère royal de Paris


1601.    Le 29 Janvier, décès  de Louise de Lorraine, reine de France. Dans son testament, reçu le 28 Janvier par Claude du Teil et Jean Ravangie, notaires royaux à Moulins, la reine prescrivait une fondation de Capucines à  Bourges, affectant à cet effet la somme de vingt mille écus.

1602.     8 Juin. Après la mort de Philippe  de Lorraine (19 Février 1602), duc de Mercœur et frère de la reine, la duchesse de Mercœur  est autorisée par lettres  patentes d'Henri IV, à faire exécuter le testament de Louise de Lorraine.
Le 25 Octobre, par lettres patentes enregistrées au Parlement et au Châtelet de Paris, le roi ordonne, contrairement au désir de la défunte, que le monastère soit fondé à Paris.

1603.     13 Septembre. Une bulle de Clément VIII, Debitum pastoralis officii, autorise la fondation à Paris.

1606.     24 Juillet. Les douze premières postulantes prennent l'habit à la Roquette, dans le couvent provisoire. Le 9 Août, ces douze novices font leur entrée dans le monastère. Le 24 Juillet 1607, elles émettent leur profession.

1608.     Le 20 Mars, transfert du corps de Louise de Lorraine, du monastère  des Clarisses de Moulins au monastère des clarisses capucines, où la reine avait demandé à être enterrée.

1688.     Le 2 Juillet, les clarisses capucines s'installent dans le nouveau  monastère bâti par Louis XIV. Le "Boulevard des Capucines" longeait un côté de leur jardin.

1789.     La première semaine d'Octobre, les clarisses de Gand, chassées des Pays-Bas, restent huit jours au monastère des clarisses capucines de Paris, avec le corps de sainte Colette, qu'elles amenaient en  France.

1792.     Au nombre de quarante deux, les clarisses capucines sont expulsées de leur monastère par  la Révolution.

En 1828 on comptait encore quatre religieuses de cette communauté, qui fut dissoute par la police en 1829.

Amiens

1615.     Les Cordeliers d'Amiens, dont le monastère avait été fondé en 1445 par sainte Colette, embrassent avec l'approbation du Pape Paul V, la nouvelle réforme capucine.
     Le 30 Janvier, le Père Léonard, commissaire provincial de Paris, accompagné  du Père Matthieu de Paris et du Père Jérôme de Rouen,gardien d'Amiens, tient le premier chapitre d'élection. Sœur Marie Croquet est nommée abbesse et le Père Fulgence de Paris devient le directeur de la communauté.

1791 ou 1792 La communauté est dispersée.
Lorsqu'elle se reconstitue après le Concordat, elle redevient colettine.

Tours

1637.    20 Juin, d'après les archives du monastère de Tours (le 23 Septembre 1620 d'après le livre "les clarisses capucines de Paris"), quatre religieuses du monastère de Paris inaugurent celui de Tours. Cette fondation était due à la duchesse de Mercœur, comme le prouve une lettre de Mgr Bentivoglio au Cardinal Borghèse, datée de Tours le 16 Juillet 1619. Après le décès de la duchesse, sa fille, madame de Vendôme, belle-sœur de Louis XIII, continue l'œuvre commencée.

1675.     Deux moniales sont envoyées à Lisbonne pour renforcer la communauté fondée en 1665 par la petite-fille de la duchesse  de Vendôme, devenue reine du Portugal. C'était Mère Jeanne-Françoise de Paris qui avait été envoyée pour commencer cette fondation.

1790.     Six religieuses quittent le monastère de Tours pour celui d'Amiens.
1792.     Toutes les autres, au nombre de vingt-et-une, sont expulsées.

1920.     Novembre. Huit Clarisses du monastère de Rennes reviennent d'Angleterre, où elles avaient cherché refuge pendant les expulsions de Combes. Accueillies à Tours par Mgr Nègre, les capucines et les tertiaires, les clarisses remplacent désormais les capucines.

Marseille

1612.     12 Novembre, un duel, resté célèbre dans les  annales de Provence, laisse veuve à 20 ans, après deux ans de mariage, Marthe d'Oraison, baronne d'Allemagne, vicomtesse de Valernes.

1621 ou 1622 La baronne sollicite son admission au monastère de Paris. Ce monastère ne recevant pas de veuves, l'abbesse lui propose de fonder elle-même un monastère en Provence.
La baronne accepte cette proposition.

1622.     15 Octobre, une bulle d'Urbain VIII, donnée par le Cardinal Barberini, vice-légat d'Avignon, autorise cette fondation en Provence.

1625.     22 Avril, une seconde bulle autorise les religieuses à vivre d'aumônes, selon la première règle de Sainte Claire.

1626.     13 Juin, les trois religieuses désignées par le Père Léonard, commissaire provincial, arrivent à Marseille : mère Agnès de Tours, première abbesse de Paris, mère Bonne de Paris et mère Félicienne d'Amiens.

1683.     Louis XIV, désirant agrandir  l'Arsenal, donne ordre d'évacuer le monastère de Rive-Neuve et d'en construire un autre aux Allées de Mailhan.

1792.     26 Juillet, la municipalité de Marseille  notifie aux religieuses de quitter le monastère dans les vingt-quatre heures. Les trois plus jeunes avaient déjà été envoyées chez les Clarisses de Nice. Sept restèrent à Marseille, les autres s'embarquèrent pour Rome, où elles furent reçues par le Cardinal Zelada et placées  dans les deux monastères de clarisses capucines de la ville.

1803.     21 Mai, les membres survivants de la communauté reviennent à Marseille, avec l'agrément de Mgr de Cicé, archevêque d'Aix. Après avoir logé en divers endroits de la ville, elles entrent au couvent de la rue Isoard en 1841. Pas pour longtemps !

1905.     11 Juillet, la persécution de Combes expulse de nouveau les sœurs qui se réfugient à Latte, près de Vintimille (Italie). Le couvent de la rue Isoard peut-être racheté par une famille de la ville et Mgr Fabre en fera le petit séminaire.

1918.     Deux Sœurs, dont l'ancienne abbesse, sont données au monastère de Lorgues, alors en difficulté.

1920.     Entre le 28 Mai et le 31 Juillet, la communauté se reconstitue à Marseille, et s'installe boulevard Gavoty dans les nouveaux quartiers de Montolivet. Quatorze sœurs étaient mortes en exil… et plusieurs décès se succèdent avant et pendant la seconde guerre mondiale. Un avenir se profile avec l'appel des Capucins de la Province de Strasbourg qui n'ont pas de Clarisses en Alsace.

1948.     19 Mai, à la demande de Mgr Delay, le monastère de Chamalières envoie deux Sœurs, dont l'une est élue abbesse. Avec la perspective du tranfert en Alsace, des jeunes Lorraines, envoyées par les Pères Capucins de la province de Strasbourg entrent au postulat…
 
1951.     Toute la Communauté est transférée à Sigolsheim, près de Colmar.

Aix en Provence

1826.    21 Novembre. Mgr de Beausset, arcevêque d'Aix, demande à l'abbesse de Marseille  de faire une fondation  à Aix, où attendent deux jeunes filles désireuses de vivre dans leur ville selon la Règle des Clarisses  Capucines.

1827.    13 Février. Huit religieuses arrivent à Aix. Le lendemain, Mgr  de Beausset préside les élections. 29 Juin et  6  Juillet, prise d'habit des deux premières Novices  : sœur Saint-François et sœur Sainte-Claire.

1828.    10 Février. Troisième prise d'habit.
             24 Mai. Retour des religieuses à Marseille.
             2 Juillet. Sœur Saint-François fait profession entre les mains de Mgr de Beausset, qui lui impose la charge d'Abbesse.

1836.      La communauté compte vingt-cinq sœurs. Un nouveau monastère est construit. Un vice de forme entachait la profession de l'abbesse, sœur Saint-François: les sœurs demandent et obtiennent du Saint-Siège un indult de sanation, le 14 Juillet. La communauté, désormais solidement établie,va continuer dans la ville d'Aix la mission de contemplation inaugurée au XIVème siècle par les filles de Sainte Claire dont le monastère fut supprimé en 1727.

1856.     Fondation de Lorgues (Var), qui sera transféré à Chamalières en 1930.

1901.     A la suite des lois de suppression,  les sœurs se réfugient en Hollande. Elles fondent le monastères de Wals. Les vocations affluent. Successivement sont fondés les monastères de Leitmeritz (Tchécoslovaquie), Amsterdam (Hollande), Trèves et Klotzch (Allemagne). Amsterdam fondera Bornéo en 1937.

1921.   Retour de la Communauté à Aix.

Lorgues

1856.     3 Septembre. Un groupe de moniales d'Aix,  sous la conduite de mère Marie de Sainte Claire, une des fondatrices d'Aix, part pour la fondation de Lorgues (Var).

1905.     Persécution de Combes : la communauté  n'est pas expulsée, mais les sœurs âgées sont "hospitalisées".
Les plus jeunes sont autorisées à rester pour les soigner, mais il est interdit au monastère de recevoir des postulantes. De plus, la porte de la Chapelle doit rester fermée. Malgré les interdictions, un certain nombre de candidates furent reçues vers la fin de la guerre 1914-1918, mais en nombre insuffisant pour maintenir la communauté.



1918.   Deux Sœurs de Marseille, dont l'ancienne abbesse, viennent aider la communauté.

1930.  
Transfert de la communauté à Chamalières.


Chamalières

1928.    Le Père Gardien des Capucins de Clermont-Ferrand fait connaître aux Clarisses de Lorgues le désir de Monsieur Étienne Michelin de construire un monastère du Second Ordre en Auvergne.
      Les Supérieurs y voient une indication de la Providence. Mgr Marnas, évêque de Clermont, encourage le transfert. Un terrain est acheté  à Chamalières et les murs montent rapidement.

1930.    14 Septembre. Première Messe au monastère dédié au Christ-Roi, dans une chapelle provisoire, en présence de toute la communauté:  17 professes, deux novices, trois postulantes. Le 4 Octobre, bénédiction du  nouveau monastère. La clôture est établie.
             28 Novembre. La première postulante est admise en clôture.
             Une nouvelle étape commence.

Sigolsheim

1948.     Le provincial des Capucins de Strasbourg, apprenant par celui de Lyon la situation difficile du  monastère de Marseille, offre de céder gratuitement aux sœurs la jouissance de ce qui reste du couvent sinistré de Sigolsheim. Les Sœurs font entreprendre la reconstruction d'un premier bâtiment. Entre le 12 Août 1951 et le 19 Février 1952, toute la Communauté de Marseille est transférée à Sigolsheim

1952.     11 Février. Mgr Weber bénit le nouveau monastère, et plusieurs jeunes sœurs émettent leurs premiers vœux durant l'année. La communauté prend racine sur sa terre d'accueil et voit bientôt arriver des jeunes alsaciennes…

1967.     26 Novembre. Consécration de la Chapelle dont la titulaire est la bienheureuse Vierge Marie, Médiatrice de toutes grâces.

        Cette célébration marque la fin des travaux de construction du monastère, grâce au soutien de nombreux amis et bienfaiteurs. Une grande "famille" est ainsi constituée autour de la communauté et l'accompagne sur son chemin de PRIERE, dans la PAUVRETE et la JOIE !

2009.    Le Monastère est fermé le 11 Août 2009, et les Sœurs rejoignent d'autres Communautés de France pour poursuivre leur vie de Clarisse









 

© Monastère des clarisses capucines de Sigolsheim